Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Aujourd’hui, c’est avec cette citation de Victor Hugo que je vous annonce la couleur et vous vous demandez peut-être où je veux en venir. Eh bien, allons-y !

Je ne sais pas si cela se ressent, mais je manque cruellement de confiance en moi la plupart du temps. Comme l’indique un test de personnalité que j’ai fait – et dont je vous parlais dans l’article précédent – mon profil indique que j’ai très souvent besoin d’être rassurée. Sauf que… dans un métier comme l’écriture… on est rarement rassuré·e·s, à moins de faire partie des vendeurs ou vendeuses de best-sellers. Et encore !

Exemple concret

En ce moment même, j’écris le premier jet (comprendre première version) de mon prochain polar. Et je ne vous cache pas que c’est difficile. Ça me demande beaucoup de recherches, j’ai toujours peur que ça manque de vraisemblance, que les futur·e·s lecteurices n’accrochent pas, soient déçu·e·s… Bref, clairement ça me sort de ma zone de confort.

Je sais déjà que ça me prendra plus de temps que prévu de l’écrire, qu’il y aura beaucoup de travail à la réécriture, contrairement à Famille, amour et music-hall, ce roman feel-good que j’ai envoyé en maisons d’édition en septembre de cette année, et toujours en attente de réponse positive… bah tiens voilà encore matière à douter ^^

Si j’encourage facilement celles et ceux qui m’entourent, j’ai souvent du mal à me mettre en valeur

Tu te reconnais dans ma phrase ? Continue, tu n’es pas seul·e ! Reste, on va se serrer les coudes.

Tout d’abord, je pose ça là tel que je le pense : si ça devient ingérable et/ou angoissant, je te conseille de te faire aider, accompagner.

Ceci étant dit, on peut également travailler sur soi, même si c’est pas évident. Et si on a certains moments de découragements, apprendre doucement à les accepter et à laisser couler jusqu’à remonter à la surface.

Tu fais comment, toi ?

Déjà, j’ai pris conscience d’une chose : je suis vachement plus dure avec moi-même qu’avec quelqu’un d’autre. Ça peut être moteur parfois et néfaste à d’autres moments. Parce qu’à force de se dénigrer, ça peut aussi nous décourager et nous éloigner des autres. On rentre dans une spirale négative et dans ce cas, ça tire une sonnette d’alarme dans ma tête.

Ce comportement ne me ressemble pas. Et avec le temps, je crois avoir identifié les facteurs favorisant ces périodes de doutes.

1/ Il y a parfois des événements, des échecs qu’on ne contrôle pas. C’est dur, mais dans ce cas, je pense que le seul moyen de passer outre, c’est d’accepter. Ou d’accepter de ne pas accepter. Mais en tout cas, clore le « dossier » autant que possible ou trouver des moyens de gérer l’angoisse qu’il peut provoquer.

2/ Mon corps est soumis à des rythmes cycliques biologiques et hormonaux. Conséquence : je suis davantage déprimée en automne/hiver et à certaines périodes de mon cycle menstruel. C’est un fait, je dois faire avec. L’avantage, c’est qu’il y aussi des périodes a contrario où je déborde de motivation et de créativité 🙂

3/ Si à un instant t, je me compare avec des personnes qui font la même chose que moi et réussissent, je me dois de me comparer également à des personnes qui connaissent moins de succès, si je veux être transparente. Ça permet de relativiser : on a pas tous le même bagage et on doit composer avec. Certains feront le buzz et tomberont dans l’oubli. D’autres vivront des triomphes discrets mais leur nom restera longtemps dans les esprits.

Les auteurices sont une grande communauté et on n’est pas obligé de s’entendre avec tout le monde. Pour autant, on est tous plus ou moins dans le même bateau.

4/ Considère-toi avec autant de respect que ce que tu en accorderais à un·e ami·e. Conseil qui revient souvient, je le trouve juste. Je sais que c’est dur quand ça ne marche pas comme tu voudrais, mais pourquoi te flageller davantage ? Ça n’arrangera rien, au contraire.

À la place, tu peux plutôt mesurer le chemin parcouru, te fixer des objectifs raisonnables et quantifiables à plus ou moins long terme (sur lesquels tu reviendras dans ces périodes de down pour te rassurer et constater que tu es sur la bonne voie) , remettre en question tes objectifs, ta méthode si c’est nécessaire. T’entourer si tu penses que ça peut t’aider. Perso, je discute beaucoup en privé sur Instagram ou par mail.

La communication quand on est auteur ou autrice

C’est sur cela que je souhaite terminer car cela me fait une belle transition vers mon article de la semaine prochaine. Je vous y parlerai de tout ce que j’ai mis en place sur mes réseaux depuis le mois de novembre. Je trouve ça cool de vous faire un point sur mon ressenti en tant que créatrice et peut-être vous donner des idées. Et de votre côté, n’hésitez pas non plus à me faire partager vos impressions.

Prenez soin de vous et à très vite 👋🏻


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