Roi des forêts (chant populaire)

PROPOSITION 21 : UN TEXTE COURT AU SUJET DE L’ARBRE

En cadeau, un poème pour vous inspirer :

Quand la porte se souvient

Quand la chaise, l’armoire, le buffet, la fenêtre se souviennent

Quand ils se souviennent intensément

De leurs racines, de leurs sèves, de leurs feuilles

Quand la porte se souvient,

Quand la table se souvient,

De leurs branches,

De tout ce qui les habitait,

Des nids et des chansons

Des écureuils et des singes

De la neige et du vent
Un frisson traverse la maison
Qui redevient forêt.
Hamid Tibouchi


LA PROPOSITION D’ÉCRITURE

– Regardez autour de vous, vous vivez dans une forêt… Allez-y, regardez bien autour de vous. Votre table est en bois, votre chaise, vos étagères, vos meubles, votre escalier, une cuillère en bois pour touiller vos sauces…
Bien sûr, les arbres sont partout, dans les parcs des villes, les forêts, ou bonsaï miniature trônant fièrement chez vous, mais aussi dans les objets de notre vie de tous les jours.
– Dans un texte très court (15 lignes environ), racontez-nous une histoire d’arbre sous quelle que forme que ce soit.
 
LES CONSIGNES
– Intégrez un élément lumineux: rayon de soleil, éclair, rayon laser, projecteur…
– Un cri: humain, animal, végétal.
– une date.
Mon texte : Roi des forêts (chant populaire)

C’est notre ballade préférée, le sentier des Jacquinots. Chaque fois, la nature nous en livre une vision différente. Nous aimons à pratiquer ses sentiers escarpés, tantôt gravillonneux, tantôt glissants. Parfois, étouffés par la chaleur, prisonniers des géants dont les branches nous frôlent et à d’autres moments, subjugués  par la vue magnifique qui s’offre à nos yeux. Tantôt à devoir grimper au dessus des troncs que l’orage a mis à terre, tantôt à devoir nous baisser sous la roche.

Toi, tu nous ouvres la marche. Oui, je parle de toi, l’arbre qui se trouve au début de la promenade. Suivant l’heure, suivant la saison, la lumière se pose sur toi différemment. Et même si quelquefois, nous sommes fatigués, te voir ne nous fait jamais regretter d’être venus. Je me souviens de ce 27 septembre 2015. Le cri du geai à la cime des pins résonnait encore quand j’ai pris la photo.

Tu n’es pas un sapin comme dans la chanson. Mais tu as ta propre histoire, au cœur de cette forêt qui respire à la fois la plénitude et l’horreur de la guerre. Je t’imagine, là depuis si longtemps. Tu en as vu passer des randonneurs, des familles qui viennent pique-niquer au refuge tout proche. Ou encore des résistants, l’armée. Tu as tant de choses à nous dire. Certains prennent peut-être le temps de t’écouter tandis que d’autres passeront leur chemin sans te voir. C’est comme ça.

Comme souvent, avant de partir, nous nous recueillerons près de toi. Toi, le hêtre de la Vierge.

Proposition par Nicole Loynet et mise en ligne sur le blog d’écriture créative Tisser les mots : http://tisserlesmots.blogspot.fr


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