Quand la musique est bonne (Jean-Jacques Goldman)

Proposition 36 : la musique, c’est vital !

 » le premier homme qui fit un instrument de musique et qui donna à cet art ses règles, ses lois, avait écouté, longtemps auparavant, murmurer les oiseaux et chanter les fauvettes.  » Alfred de Musset

La musique, c’est un mode de communication vital que vos lointains ancêtres ont utilisé, sans doute avant de parler !

C’est une forme d’expression individuelle (l’expression des sentiments), mais aussi une forme d’expression collective (fête, chant, danse) et aussi symbole d’une communauté (hymne national) ou mouvement qui rassemble (rock, pop, jazz)… Comme le langage elle peut adoucir les mœurs ou agresser !

LA PROPOSITION :

voilà donc le thème de ce joli mois d’avril, racontez-nous la musique : sujet vaste à traiter de la manière la plus personnelle – de la musique du vent dans les arbres à celle d’une berceuse ou celle des sphères en pensant par tous les genres connus (ou inconnus…)

LES CONSIGNES :

– Le genre est libre : biographie, lettre, poème…

– Fichier audio : si vous êtes musicien, vous pouvez envoyer un fichier audio qui nous permettrait de découvrir votre talent

– Quelques mots à intégrer : silence, tam-tam, boléro + 1 nom de musicien (réel ou inventé)

– Longueur du texte : 1 page recommandée

Mon texte : Quand la musique est bonne (Jean-Jacques Goldman)

Cher toi,

Aujourd’hui, je voudrais te parler de musique.  La musique adoucit les mœurs dit-on. Et pour moi, je crois que cela s’est toujours vérifié. J’ai toujours aimé la musique. Pourtant, c’était loin d’être gagné. J’ai même failli ne jamais en profiter.

A l’âge de trois mois environ, suite à un choc sonore visiblement, je n’entendais plus rien. Diagnostic formel. Il fallait attendre. Et pendant ce temps, pour moi, c’était le silence. Et pour tous ceux qui m’entouraient aussi. Aujourd’hui, je me dis que ça les a reposés quelques temps. Car je me suis bien rattrapée depuis… Mais à ce moment-là, plus un gémissement, rien d’autre que le calme serein et inhabituel pour une enfant de mon âge. Et un jour, le doux cri qui s’évapore de ma bouche en réponse au grincement de la porte du placard de la cuisine. J’aimerais encore aujourd’hui remercier mon père de ne pas avoir eu le temps de la huiler.

Depuis, chaque son qui parvient à mes oreilles résonne. Ca a commencé par la berceuse qui s’enclenchait lorsque je tirais la poignée de ma peluche musicale. Ca a continué par le chant de l’oisillon qui attend sa mère dans le nid, le ronronnement de mon chat lové dans son fauteuil, et évidemment chaque note de musique qui a le plaisir de trouver le creux de mon pavillon.

J’apprécie des styles différents, de la pop de Calogero à la poésie de Maxime Le Forestier. J’aime aussi la musique classique, comme le boléro de Ravel ou encore l’envoûtant tam-tam d’un groupe de musiciens à la fête de la Musique. Je ne suis pas fermée. Pour moi, la musique, c’est justement ça. L’ouverture, la beauté. Qui oserait me dire qu’un concerto à quatre mains, ça n’a pas de charme. Quand je vois Lindsey Stirling se déhancher en jouant de son violon, je la trouve incomparable. Et dans tous les cas, je me laisse transporter dans un monde en dehors du nôtre.

Moi, je n’ai jamais été très doué pour le solfège. Mes années de flûte à bec ont eu raison de ma patience . Alors, j’ai essayé le piano, sans succès. Aujourd’hui, je gratouille une guitare. Et surtout, je chante. J’ai toujours aimé chanté. Et j’ai toujours aimé écrire des chansons. La première s’appelait « Carreau cassé ». Allez savoir pourquoi ! J’avais sept ou huit ans je crois. Un psychologue trouverait certainement un sens  caché à ce titre. Moi, je ne me suis jamais posée de questions.

Les mélodies continuent de trotter dans ma tête. Quand je commence à écrire les paroles d’une chanson, elles ne sont jamais loin. Elles ne tardent pas à se faire connaître, et les unes ne vont pas sans les autres.

Aujourd’hui, tu es triste, ou au contraire, tu te sens bien. Alors, je veux juste te dire qu’il y en aura toujours une mélodie pour t’accompagner dans chacune de tes émotions. Et si tu ne la trouves pas, invente-la. Invente-toi une musique pour suivre tes pas, donner un rythme à ta vie. Et je l’espère, elle soulagera tes maux, atténuera tes peurs et exaltera tes grands bonheurs. La musique, ça peut être comme un sourire avec des notes. Tu l’aimeras ou non. Elle se posera sur toi, légère comme la feuille qui tombe à l’automne ou t’agressera comme le hurlement d’un animal blessé. Mais elle dégagera toujours quelque chose en toi. Quelque chose de bon, ou quelque chose de mauvais. Tu ne pourras pas y rester insensible.

Je conclurai ma lettre en t’offrant ces quelques rimes :

Intemporelle, ou moderne, je la fais mienne.

A nulle autre pareille, elle résonne encore.

Quand je m’endors près de toi, je la fais tienne,

Pour qu’elle t’apporte une nuit de réconfort.

Proposition par Nicole Loynet et mise en ligne sur le blog d’écriture créative Tisser les mots : http://tisserlesmots.blogspot.fr


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