Parce que c’est toi

Catégorie : Romance, instants de vie / Temps de lecture : 2min

Je vais être honnête avec vous : je n’étais pas inspirée. Les histoires d’amour, ça me connaît pourtant, enfin je pense. Mais là, je ne sais pas si c’est la contrainte, je n’y arrivais pas. On vous l’a déjà fait le coup de la panne… littéraire ? Bon ben voilà, il faut un début à tout et ça commence maintenant. Fin de l’histoire. Non, je déconne, ne vous sauvez pas !

J’avais écrit une première ébauche qui s’appelait « les histoires d’amour finissent mal… » Tout un programme pour en finir avec le mythe de la saint Valentin et casser les codes. Bon, tout n’y était pas à jeter. Par exemple… « Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les statistiques. En France, un mariage sur deux dure moins de dix ans. Ca veut quand même dire que la moitié au moins des relations de couples foire. Et encore, c’est sans compter les séparations hors mariage. » C’est vrai mais avouez que ça ne tient pas la route. Et sorti de ma bouche (ou plutôt de ma plume) on y croit encore moins. Alors soit.

Je suis repartie dans mes réflexions. Non, aimer, ce n’est pas toucher les ailes des oiseaux (mais qui a pu pondre ça ?) Non, aimer, ça ne s’invente pas, je l’ai lu quelque part. Et ça y est, je comprends. Aimer, ça se vit. Au quotidien.

Aimer, c’est un sourire ou le regard d’un inconnu. C’est tendre une main ou adoucir les maux. Se retrouver au même moment, au même endroit, ressentir la petite étincelle. Au début, ça peut même vous prendre la tête et la retourner dans tous les sens.
Aimer, c’est aussi prendre un risque, le risque de tout perdre. Non, aimer, ce n’est pas juste un jour, une chance. Même si tout commence bien à un moment, par un pas de plus ou un pas de moins, par le choix d’un colocataire qui vous préfère vous plutôt qu’un autre, par le hasard d’une copine qui part dans telle ou telle fac, par un rayon de soleil qui éclaire son visage et fait ressortir le bleu de ses yeux, par une musique qui nous enlace ou des mots qui nous emportent… Aimer, c’est aimer tous les jours. L’un après l’autre, les saisir, ne rien regretter ou si peu et avancer. Sans se poser trop de questions.

Car voilà, l’amour, c’est juste un concours de circonstances que l’on a gagné. Un autre vainqueur aurait pu le rendre heureux aussi certainement. Mais c’est moi qui l’ai eu et lui qui me supporte, dans mes bons comme dans mes mauvais jours. Lui qui m’écoute, me voit rire, pleurer, abandonner, résister…
L’amour, c’est se prendre dans les bras. S’aimer de tout son cœur, de tout son corps, de toutes ses tripes. Sentir cette boule au ventre quand elle ne répond pas au téléphone pour ensuite goûter la joie des retrouvailles. C’est regarder grandir et s’épanouir vos enfants, avoir envie de rester l’un près de l’autre, vieillir ensemble, même lorsque viendra un temps que l’on trouvera long…

Aimer l’autre, c’est traverser un océan pour passer le reste de ses jours à ses côtés, c’est lui rester fidèle depuis les bancs du lycée où vous trainiez vos fesses à 14 ou 15 ans, c’est aimer ses enfants qui ne sont pas tout à fait les vôtres, c’est oser une danse lors d’un bal populaire, pour un pari qui dure depuis presque 43 ans, c’est prendre une année sabbatique pour vivre à ses côtés, c’est se rencontrer sur Meetic pour une relation bien plus que mythique, c’est inviter le stagiaire à son pot de départ et plus si affinités (3 enfants par exemple, 3, c’est un bon chiffre), c’est retenir ses sentiments plusieurs années et savourer ensuite le bonheur d’être ensemble, c’est croiser son regard après une longue journée de travail et y voir se tracer l’avenir… je pourrais vous trouver d’autres exemples, vous pourriez même me citer les vôtres. À quoi bon? Je m’arrête là.

Aimer, c’est simplement accepter un Contrat à Durée Déterminée, pas forcément par nous mais par les événements et malgré la mort, le temps, le manque, garder en soi les sentiments intacts.

Voilà ma vérité. Je ne sais pas si elle vous plaira, si elle aura du succès, si elle vous touchera d’une manière ou d’une autre. Mais elle est sincère et c’est tout ce qui compte à mes yeux.

Œuvre écrite dans le cadre du prix Saint-Valentin 2017 Short Edition : http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/parce-que-c-est-toi


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