Bonus Oublier Paris

Salut les lecteurs et les lectrices !

J’espère que vous allez bien 🙂

Si vous arrivez sur cette page cachée de mon site, c’est que vous avez dû lire mon roman Oublier Paris.

En effet, à la fin de celui-ci, je vous ai promis une petite surprise. Et bien voici. Il s’agit d’une micronouvelle (moins de 5 minutes de lecture) dans l’univers de Capucine, dans un genre différent, j’ai nommé la romance. N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez. Bonne lecture…

Et on se retrouve juste après le texte car j’ai encore un petit truc à vous dire 🙂

À fleur de toi

Trigger Warning : scène de sexe explicite

— Ahmed et Nico ont pas pu se libérer ? 
Debout dans la cuisine, Ben se mord le bout de la langue. Ils auraient certainement pu se libérer s’il les avait avertis. Sauf que ce soir, il n’avait pas envie. 
— Tu nous fais du café ? beugle Capucine depuis le salon en s’affalant dans le canapé. 
— Ça marche.
Il prépare la boisson, ramène les deux tasses qu’il dépose sur la table basse puis s’assoit. 
— Je comprendrais décidément jamais cette manie de tourner au café à n’importe quelle heure. Tu restes manger quand même, j’espère ? 
— Je sais pas. La semaine a été rude, je suis naze. 
— Tu peux dormir dans la chambre d’amis, ça ne me dérange pas. 
Elle l’a déjà fait.
— On verra. Ça me fait bizarre de me dire que c’est une des dernières fois où on aura l’occasion de faire une de nos soirées. 
Depuis qu’elle a commencé à l’école de police de Rosny, les mecs et elle ont instauré ce rituel toutes les semaines. Elle leur partage son quotidien et eux aussi. Seulement, ça y est, la formation touche bientôt à sa fin et elle va être réintégrée dans ses fonctions.
— Tu pars à Metz, pas à l’autre bout du monde.

— Tu comptes venir me voir peut-être ? 

— Ça dépend de toi. Si tu y tiens, je devrais bien réussir à y faire un saut. 
Il la fixe et elle se lève en soupirant. 
— Ce sera pas pareil. Y a forcément un moment où la distance va être un frein. Peut-être qu’on devrait pas se prendre la tête et juste profiter du temps qui nous reste, là maintenant ? 
— Peut-être oui. 
Il ramasse les tasses et rejoint l’évier. Elle le suit. Alors qu’il lave, elle lâche :
— J’ai eu des nouvelles de Quentin. Il a su par ma sœur que je revenais d’ici peu dans la région, il aimerait qu’on se voit plus souvent. Comme avant. Ça me stresse. 
Le cœur de Ben se serre. Ce qui lui arrive, il ne l’avait pas prévu il y a quelques mois. Depuis le départ de son ex-femme, il a pris soin de garder un minimum de distance avec les filles avec qui il aurait pu envisager une relation à long terme. Pas avec Capucine et il se demande si c’est un tort. Chat échaudé craint l’eau froide. 
— En même temps, tu m’as toujours dit que ton ex était ton meilleur ami et qu’il le resterait, quoi qu’il se passe. Faut se mettre à sa place. 
Elle hausse les épaules et il rince les tasses avant de les poser sur l’égouttoir. Quand il a terminé, il s’aperçoit qu’elle l’observe en silence. Ses lèvres s’étirent.
— Quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? demande-t-elle en hissant ses fesses sur le plan de travail à côté de l’évier.
Il faut qu’il se décide. Bientôt, il sera trop tard, mais il a peur. Ce qu’il ressent, cela fait bien longtemps qu’il ne l’avait pas ressenti. Pour personne. Elle, a su l’apprivoiser au fil des mois.
— T’as rien fait. Tu es, c’est tout. C’est ça qui me fait sourire. 
Elle lève les yeux au ciel tandis qu’il vient se planter face à elle. 
— Ça veut rien dire ça. Tu es. Je suis quoi ? 
Il se lance, il est prêt. Il place une main sur sa taille et l’autre sur le meuble qui la soutient. Puis, sans qu’elle n’y trouve rien à redire, il se penche et lui glisse à l’oreille.
— Tu es toi. Belle, rayonnante, forte, fragile. Pétillante, intelligente, courageuse et surtout…
Il l’embrasse dans le cou et elle frémit tandis qu’il lui fait à nouveau face.
— À mon goût. 
— Ben, j’ai pas de jolies promesses à te faire. Tu le sais. 
Le mariage, les gosses, c’est pas son truc. Peut-il espérer une relation stable ? Il n’ose pas poser la question.
— Je le sais, mais une grande sage m’a dit pas plus tard qu’il y a cinq minutes qu’on devrait pas se prendre la tête et juste profiter du temps qui nous reste, là maintenant. 
— Une grande sage, tu dis ? Bizarre. Je pensais que c’était moi.
Il éclate de rire. Il a envie de lui dire qu’il l’aime. Pour ça, pour le reste. Pour avoir rallumé la flamme en lui qu’il croyait définitivement éteinte. Lui dire qu’il la veut elle et pas une autre. La savoir à ses côtés chaque matin et chaque soir. 
Pourtant, aucun mot ne vient. À la place, il écrase ses lèvres contre les siennes et passe une main sous son haut. Elle enroule ses jambes autour de lui, il se retrouve plaqué contre elle. 
Si leur complicité est évidente, aujourd’hui Capucine se laisse aller franchement. Elle semble affamée. Animée par l’urgence. Plus rien ne compte que ce qui les lie l’un et l’autre.
— Emmène-moi dans ta chambre.
Elle s’agrippe, il s’exécute. Une fois à côté du lit, elle se détache de lui et ils se retrouvent debout, face à face. 
Tout en déposant des baisers dans son cou, elle lui ôte sa chemise. Il l’attrape par la taille, fait voler son haut et embrasse sa poitrine tout en l’attirant à lui. Puis il déboutonne enfin son jean et passe une main sur ses fesses. Elle se presse contre lui en gémissant.
— J’ai envie de toi, Ben. 
Il enlève son pantalon. Elle s’allonge sur le lit et il termine de lui retirer le sien. Elle porte une culotte en dentelle rouge. Ça l’excite et il ne peut le cacher. Elle sourit et il vient s’installer à ses côtés, sans la quitter des yeux. 
Elle se rapproche, ses mains trouvent la peau de son dos. Elle descend doucement et enlève son boxer. Elle embrasse son torse, impatiente, puis se détache légèrement de lui. Depuis le temps qu’il attend ce moment, il n’a pas besoin de davantage de préliminaires, mais il suppose que ce n’est pas le cas de sa partenaire. Peut-être l’a-t-elle deviné, car elle lui laisse un peu de répit en mettant le drap au-dessus d’eux. 
Lorsque c’est fait, elle se rallonge et les deux tâtonnent quelques instants avant d’adopter la position qui leur est la plus confortable, sur le dos. Capucine emmène les doigts de Ben là où elle le désire. Doucement, l’un d’eux se glisse dans son intimité. Elle se mord la lèvre inférieure et laisse échapper un soupir de sa satisfaction. Dans le même temps, il se redresse légèrement et vient lécher le bout de son sein. Elle gémit, plus fort cette fois. 
Guidé par le son de sa voix, il continue de rechercher son plaisir, ce qui ne fait qu’accroître le sien. Le corps de Capucine se cambre, ses mains s’agrippent au drap. Sous les doigts de Ben, l’envie se fait de plus en plus pressante. 
Il enlève sa culotte et prend un préservatif dans la table de nuit. Elle se met à califourchon sur lui, le place sur son sexe qu’elle laisse ensuite glisser sur son intimité. Naturellement, il finit par la pénétrer ce qui leur arrache un soupir de satisfaction à tous les deux. 
Il attrape ses fesses et elle couvre son corps de baisers en continuant ses va-et-vient. Tout y passe. Elle commence par son ventre puis remonte vers son torse. Quand elle trouve enfin ses lèvres, il s’enfonce plus profondément en elle et ils gémissent de plaisir à nouveau. Leurs langues se mêlent, quelques instants seulement. Celle de Capucine retrouve vite le cou de Ben puis le lobe de son oreille, juste avant qu’ils ne lâchent prise pour de bon dans un ultime coup de reins. Après ça, elle reste couchée sur lui. Elle tremble. 
— Ça va ?
Elle embrasse son torse puis relève la tête à la recherche de son regard.
— Ça va. Bien. Très bien, même. Je m’attendais pas à ça.
Ben fronce les sourcils. 
— T’es mon premier mec depuis Quentin et je sais pas… Je pensais que ce serait plus laborieux, moins agréable peut-être. Même si j’en avais envie, c’est pas la question. 
Elle se place à côté de lui et se blottit contre, une main toujours sur son torse. Elle ne le regarde plus.
— Dois-je comprendre que tu es pleinement satisfaite ? 
Elle relève la tête et lui tourne la sienne dans sa direction. Leurs bouches ne sont qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. 
— Totalement. 

Il l’embrasse. Il ne pouvait espérer mieux. La connaissant, il ne sait pas s’il y aura d’autres fois, mais il ne regrette pas d’avoir tenté sa chance. Lui aussi se sent bien. Bien comme il ne l’a pas été depuis longtemps.

Voilà, c’est terminé !!

J’espère que ça vous a plu et que ça ne vous a pas frustré. Parce que maintenant, vous vous demandez peut-être ce qu’il va advenir de cette relation. Oups ! Hi hi. Si c’est le cas, prenez ce texte comme une porte ouverte sur l’avenir. Et peut-être qu’un jour (pas tout de suite, je ne vous le cache pas) vous aurez une réponse 😉

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